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Actu de l'euskara #rencontre

Rencontre avec Fermin Muguruza

Au quotidien, des dizaines d’acteurs font vivre l’euskara à leur niveau. Dans le cadre de son apprentissage intensif de l’euskara, Bertrand a rencontré Fermin Muguruza.

Euskaraz irakurri

20 Juin 2019

Est-ce vrai que vous avez appris l’euskara ? Comment avez vous fait ?

J’avais rejoint AEK à vingt ans, à Irun, pour suivre un cours intensif d’été (en 1984). L’année d’après, j’avais continué avec un stage intensif d’un mois, mais je n’avais pas beaucoup appris. Donc, en 1987 je m’étais inscrit à l’internat de Gaztelu avec mon frère. J’ai continué pendant longtemps à suivre des cours.

C’est à cette époque-là, en 1988, que j’avais écrit mes premières chansons en basque pour l’album Kolpez Kolpe (Kortatu). A Irun, peu de gens le parlaient, mais dans notre groupe d’amis, nous avions tous commencé à l’apprendre. Nous étions devenus très militants, nous parlions en euskara avec tout le monde.

Notre groupe d’amis l’avait appris, et tout Mosku (notre quartier) l’avait appris. C’était une période très militante et il y avait une préoccupation sur la situation de la langue. Quand nous avions créé le groupe Negu Gorriak, nous avions commencé à tout faire en basque, et la plupart des jeunes de Mosku parlaient basque.

 

Quelle est la formule magique pour apprendre l’euskara ?

Il n’y a pas de formule magique. Il faut travailler et surtout, il faut le vouloir.

Il faut aimer la langue et l’utiliser avec tout le monde. A l’époque il y avait une grande vague en faveur de l’euskara et de son apprentissage.

AEK avait aussi une pédagogie très ouverte vers l’extérieur; il fallait montrer que les gens étaient en train d’apprendre: il y avait des Mintzapraktika (réunions pour pratiquer le basque) dans les bars, des groupes de langues… C’était un très beau moment, mais difficile aussi…

 

Quels livres et disques recommenderiez-vous à une personne qui apprend le basque ?

Quand j’apprenais l’euskara j’écoutais Ez dok hamairu (Mikel Laboa, Xabier Lete, Benito Lertxundi…) mais aussi des groupes un peu plus durs : Zarama et Hertzainak venaient de sortir leurs premiers albums.

Ce que je conseillerais, c’est d’écouter les premiers albums de Laboa. C’est un peu comme écouter The Beatles quand on apprend l’anglais.

En ce qui concerne les livres, je lisais Atxaga. Il venait de publier Obabakoak et je me souviens que je soulignais des extraits, je cherchais les mots que je ne comprenais pas dans le dictionnaire…

Puis, Sarrionandia, même si c’est plus complexe, l’essai " Ni ez naiz hemengoa " est très intéressant.

 

Du rock radical, puis Negu Gorriak (ska, rock, hip hop), puis du reggae, un documentaire et maintenant une BD et un film… Quel est votre moteur en tant que créateur ?

J’aime la vie et la joie de vivre, mais les injustices m’empêchent d’être heureux. Donc voilà mes deux moteurs : la joie de vivre et la lutte contre les injustices.

Puis, j’aime la musique, l’expérimentation, les relations, le voyage, la découverte de nouvelles choses.

Tous les matins, je me réjouis d’être vivant.

 

Quelque chose que vous n’avez jamais fait et que vous aimeriez faire ?

Dans quelques années, quand j’aurai un moment, j’aimerais apprendre l’arabe à Beyrouth. M’installer là-bas et apprendre l’arabe.

 

05/06/2019, Bertrand AUPETIT-DURAND

 

Info + : http://www.muguruzafm.eus/

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