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Actu de l'euskara

Maryse Elissalde, EuskaraZennnn

Nous avons pris le thé chez Maryse Elissalde (Baiona, 1966) dans son jardin, sous le soleil. Depuis qu’elle a quitté sa boutique de Bayonne où elle vendait du miel, elle travaille dans le calme de sa maison, à son rythme. Nous avons parlé de l’euskara, du partage et de la tranquillité avec cette professeure originaire d’Iholdi.

Euskaraz irakurri

12 Octobre 2020

Comment passe-t-on de l’apiculture à l’enseignement de l’euskara? Quel est le parcours de Maryse Elissalde?

Mon parcours n’est pas très typique. J’ai longtemps eu deux professions, d’un côté le miel et de l’autre l’enseignement, car j’enseignais l’euskara au collège (kolegioa). Lorsque nous avions créé la marque et la boutique de miel Loreztia, je m’étais beaucoup impliquée, mais comme la vie a beaucoup des tournants, j’avais quitté la boutique il y a quatre ans, et je m’étais demandé ce que j’allais faire. Je ne voulais plus enseigner au collège ou à l’université, mais j’avais envie d’être en contact avec les gens, alors j’ai pensé que je pouvais enseigner l’euskara aux adultes, comme je l’avais déjà fait auparavant à l’association Angeluko Ikasleak. Alors j’ai créé mon propre projet: donner des cours d’une heure et demie chez moi, le matin et le midi. Les élèves apprécient car ils sont de meilleure forme le matin pour assister à un cours. En plus de ma méthode d’enseignement, j’utilise la méthode Ikasbide: les apprenants peuvent écouter des enregistrements à la maison, revoir les cours, corriger, récupérer les cours qu’ils ont manqué. En cours, nous laissons beaucoup de place à l’oral.

Quel est le profil de tes élèves?

Il y a de tout. Des parents d’enfants scolarisés en euskara, des retraités, beaucoup de professionnels de la santé et des professeurs de langues. J’essaye de former des groupes de 8-10 personnes, afin de faciliter les jeux ludiques et favoriser la connaissance mutuelle. Je mélange ceux qui ne savent pas du tout l’euskara avec les bascophones qui veulent apprendre à écrire, car ils s’enrichissent mutuellement.

Sais-tu l’euskara depuis petite?

Oui je parlais en euskara avec mes parents (gurasoak) chez nous à Iholdi, et j’ai longtemps cru que mon père (aita) ne parlait pas français, parce qu’il parlait en euskara à la maison et au travail. Après avoir obtenu le bac, j’ai fait des études en économie puis j’ai commencé à vendre du miel. Un jour, j’ai croisé le linguiste Txomin Peillen près de la faculté, qui m’a conseillé de m’inscrire aux études basques. Vu que j’aime beaucoup apprendre et les langues, j’ai accepté le défi et obtenu le diplôme.

Quel exercice est plus facile? Vendre du miel ou retenir l’attention des élèves? Dans le deux cas, le plus important est la communication. Communiquer pour attirer, pour éveiller la curiosité, pour aller plus loin; que ce soit devant les clients ou devant les élèves, j’essaye d’être un colibri. On ne peut pas obliger les gens, ça ne mène à rien. Dans ces professions, il faut apprendre à s’adapter à son environnement et aux gens que nous avons en face. Il faut garder en tête que chaque apprenant a des motivations différentes pour apprendre la langue.

Que ferais-tu pour que l'euskara soit davantage pratiquée?

Je fais ce que je peux. En ce moment, étant donné que nous devons vivre avec la Covid, je veux organiser une balade dans ce quartier d’Angelu, en s’arrêtant dans les espaces verts des alentours pour discuter de la toponymie, de l’environnement… C’est ce dont les gens ont besoin, des occasions de parler. Il y a des endroits intéressants partout.

Un endroit sympa pour passer un bon moment en euskara?

Jusqu’à maintenant, ma vie sociale était à Baiona, alors j’étais souvent à Kalostrape par exemple… A Angelu, il y a des cours au MGKE, mais je sors moins maintenant.

Quelque chose que tu aimes?

Parler.

Quelque chose que tu détestes?

Le masque?

Comment imagines-tu l’Euskal Herri (Pays Basque) de tes rêves?

Un pays libre, qui n’a pas peur, ouvert à toute opinion, avec beaucoup de débat, pour discuter et pour avancer; sans hiérarchie, un pays qui prend en compte tout le monde et les connaissances de chacun.

Un rêve?

Je rêve de vivre tranquillement, en confiance, en prenant de la distance et sans ego.


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