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Actu de l'euskara #euskarazbizi #vivreenbasque

Florian, euskara "on the rocks"

Florian Bouffaut (1982, Saint-Jean-de-Luz) qui ne prend jamais de café nous a reçus après le déjeuner, au bar Kalostrape du petit Bayonne. Il a commencé à apprendre l’euskara à l’adolescence à Biarritz et depuis 2008, il sert de bons repas et des cocktails en euskara.

Euskaraz irakurri

4 Septembre 2020

Quand as-tu décidé d’apprendre le basque?

J’avais seize ans et j’avais déjà un lien avec l’euskara grâce à mon grand-père. Lorsqu’il nous a quittés, j’ai décidé d’apprendre la langue. Je voulais récupérer la langue de ma famille, la langue d’ici, et donc j’ai commencé à AEK, à la gau eskola de Biarritz. Mes parents ne parlent pas basque car mon grand-père n’avait pas transmis sa langue maternelle. Aitatxi était de Donibane-Lohizune (Saint-Jean-de-Luz), et j’ai vécu là-bas jusqu’à ce qu’on déménage à Biarritz. Alors, depuis tout jeune, l’euskara est important pour moi.

Combien de temps a duré l’apprentissage?

Pendant quatre ans, l’apprentissage de la langue était mon activité principale. J’allais aux cours du soir, j’ai participé aux stages intensifs (ikastaldi) et j’ai suivi les Études basques à la faculté de Baiona pour améliorer mon niveau, apprendre à écrire, etc.

Qu’est-ce que t’a apporté l’euskara?

Beaucoup de choses. L’euskara est entré dans ma vie. Elle m’a permis de rencontrer beaucoup de gens, j’ai appris beaucoup de nouvelles choses sur la langue, sur Euskal Herria (Pays Basque) et la culture. Et surtout, beaucoup de belles rencontres.

Aujourd’hui tu parles basque un peu, beaucoup…?

Aujourd’hui je parle basque avec mes enfants, avec beaucoup d’amis, et au travail aussi avec la plupart de mes collègues, des clients ou des fournisseurs. C’est difficile à dire car je ne mesure pas. Après, il m’arrive de parler en français avec ceux qui ne savent pas ou quand je parle de sujets compliqués, il m’arrive de déraper.

En dehors du travail, je fais de la musique, mais je n’ai jamais été dans un groupe basque, j’ai toujours joué avec des chanteurs français. En ce moment, nous faisons des reprises de groupes comme Queen, donc pas vraiment en basque.

Est-ce que l’euskara sert pour draguer?

Ma femme n’est pas d’ici et a appris l’euskara plus tard, donc je ne l’ai pas utilisé pour draguer, mais ça peut être pratique, oui.

Et pour se fâcher?

Oui, là aussi. Je me souviens encore de ces moments quand aitatxi se fâchait. Maintenant il m’arrive à moi aussi de me fâcher en euskara.

Est-ce facile d’être euskaldun à Baiona?

Je pense que c’est plus difficile qu’à Hernani, mais en faisant un effort on rencontre beaucoup d’euskaldun (bascophones). Je pense qu’il est important de lancer la première phrase en euskara (lehen hitzak), car de cette manière on se rend compte qu’il y a beaucoup de gens qui le parlent. Au bar, c’est beaucoup plus facile: ici à Kalostrape on parle euskara naturellement avec les clients. Même s’il reste beaucoup de travail à faire de la part des pouvoirs publics, il est possible de parler et de vivre en euskara (euskaraz bizi).

D’après ton expérience, que faudrait-il faire en faveur de l’euskara?

Je pense que l’officialisation de la langue serait une bonne réponse et changerait beaucoup de choses. Il est essentiel de parler euskara dans la rue, dans la vie de tous les jours et petit à petit, les mentalités changent.

Que dirais-tu à un proche pour qu’il apprenne le basque?

S’il est d’Euskal Herri, je lui dirais que c’est notre langue (hizkuntza), qu’elle est en danger et qu’il ne faut pas la perdre.

Que dirais-tu à un étranger qui ne connait pas l’euskara?

Que l’euskara est la langue d’ici et que quand on arrive à un nouvel endroit, c’est toujours positif d’apprendre la langue locale et que ça peut aussi être pratique pour rencontrer des gens au Pays Basque Nord comme au Pays Basque Sud, pour trouver du travail ou simplement pour vivre en euskara.

La langue est un outil important pour connaître l’identité des gens d’ici.

As-tu une anecdote liée à la langue?

Grâce à l’euskara, j’ai pu aller à Urepel et goûter le zikiro (méchoui) de là-bas. Sans l’euskara, je ne pense pas que j’aurais eu cette chance!

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