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Actu de l'euskara #rencontre

Marilou, euskaraz "walking"

L’angeluar Marilou Lapeyrade (1994 Biarritz) a deux moteurs dans la vie: l’euskara et l’environnement. Jeune porte-parole du gaztetxe Zizpa de Baiona, puis technicienne langue basque à la Communauté d’agglomération; elle nous a parlé de ses projets et de ses rêves.

Euskaraz irakurri

18 Septembre 2020

Technicienne de la langue, musicienne, passionnée de la nature… Qui est Marilou, l’activiste lapurtar?

Je dirais que je suis une jeune dynamique qui veut simplement participer dans divers projets d’Euskal Herri (Pays Basque). Je suis d’Angelu (Anglet), j’ai fait des études dans les domaines de l’environnement et de la culture et ces trois dernières années je suis très impliquée dans le gaztetxe de Baiona. Ce que je fais dans ma vie professionnelle et dans ma vie personnelle va dans la même direction: l’euskara, la dynamique sociale (herri dinamika) et les projets des jeunes.

Peu de gens savent que je chante et que je voudrais devenir musicienne. J’avais commencé à chanter très petite, dans le groupe Haurrock et j’ai toujours aimé chanter. J’écris des chansons depuis longtemps et cela fait quelques années que je m’aventure à chanter sur scène. J’ai de plus en plus de courage et j’aimerais continuer dans la musique.

Parles-tu l’euskara depuis petite?

Ce n’est pas vraiment la langue de notre maison, mais mes grands-parents, oncles, tantes du côté de mon père sont bascophones; ce n’est pas le cas du côté de ma mère. A trois ans j’ai commencé à l’Ikastola, donc je parle euskara depuis petite.

Quelle langue utilises-tu dans la vie de tous les jours?

Je dirais que j’utilise davantage l’euskara; je travaille en euskara et j’utilise l’euskara au gaztetxe, quand je fais de la musique, avec mes amis. Cependant, ma mère ne parle pas euskara et une partie de ma famille non plus. Alors, je dirais que je parle euskara 60 ou 70% du temps.

L’euskara, un atout ou un obstacle?

Je ne le vois pas de cette manière. Pour moi, c’est la langue que j’utilise naturellement. Après, c’est vrai qu’avec des personnes non-bascophones, l’euskara peut devenir un obstacle.

Est-ce que les projets comme Zizpa gaztetxea sont importants sur la côte de Lapurdi?

Oui, très importants pour rassembler les jeunes et pour apprendre à construire des projets, nous avons beaucoup appris. C’est aussi un endroit pour se rencontrer et pour faire la fête! Je suis d’Angelu et je milite au gaztetxe de Baiona, ça montre qu’il y a un vide à Angelu, mais je suis très contente de notre projet. Maintenant, on commence à "vieillir", donc on cherche de nouveaux jeunes car il faut passer le relais, ce qui est beau, on espère que la suite sera belle.

Pour l’euskara aussi, les espaces comme Zizpa sont très importants, à Baiona comme ailleurs, car nous faisons tout en euskara ou en bilingue. Une belle réussite, c’est aussi que des jeunes non-bascophones participent dans notre projet, cela les sensibilise et les motive pour apprendre l’euskara.

Est-ce facile d’être euskaldun à Angelu?

A vrai dire, je n’ai pas beaucoup d’activités à Angelu, donc j’y passe peu de temps. Mais c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de parler l’euskara dans les commerces ou avec les serveurs. Une fois, un serveur m’a répondu "deusetaz, zuen herrian erraten den bezala" (de rien, comme vous le dites dans votre pays). Comme si la côte de Lapurdi était à l’étranger! Il y a quand-même des endroits où l’on parle basque, mais globalement c’est compliqué.

Un endroit sympa pour passer un agréable moment en euskara?

Sans aucun doute le gaztetxe, sinon, nous avons l’habitude d’aller au bar Xina de Baiona. Aussi, toutes les fêtes (bestak) en faveur de l’euskara sont des bonnes options pour parler en basque.

Que préfère une angeluar*: la planche de surf ou les chaussures de montagne?

Je ne suis pas surfeuse, mais j’aimer aller à la plage. Après, je pense que ceux qui aiment la mer aiment aussi la montagne, et c’est mon cas. J’ai une préférence pour la plage, mais j’aime beaucoup les deux.

Quelque chose que tu détestes?

L’indifférence des gens face à la dégradation de l’environnement.

Quelque chose que tu aimes?

La musique.

Quel est le pays de l’euskara de tes rêves?

Il y aurait des gens d’ici et d’ailleurs, et au moment de saluer, on dirait naturellement egun on (bonjour). Quand on voyage dans un autre pays, on essaye toujours de saluer dans la langue locale, alors ce serait bien de le faire ici aussi.

Un rêve?

Être danseuse pour un.e chanteur.euse connu.e ou sinon, continuer avec mon projet musical ou continuer à créer de nouveaux projets au gaztetxe.

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Design graphique © Guénolé Le Gal
Design graphique © Guénolé Le Gal

Actu de l'euskara #rencontre

L'ICB inaugurera en septembre à Hasparren son exposition "Eleketa" dédiée à la mémoire orale

3 Aout 2020

"Eleketa", la nouvelle exposition itinérante et multimédia de l'Institut culturel basque sera consacrée au thème de la mémoire collective du Pays Basque nord. Elle sera inaugurée à la Médiathèque Pierre Espil de Hasparren du 25 septembre au 7 novembre 2020. Cette exposition bilingue valorisera tout particulièrement des extraits de témoignages recueillis depuis une dizaine d'années dans la commune mais également dans les villages alentours. D'autres images d'archives ainsi que des créations vidéos seront également consultables.

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Actu de l'euskara #rencontre

Rencontre entre lycéen.ne.s de Baiona et Karaez

4 Mai 2020

Le film "div glogorenn" a été réalisé par des lycéen-ne-s breton-ne-s de Diwan parti-e-s à la rencontre de lycéen-ne-s basques inscrit-e-s dans un lycée en immersion également. Quelle place pour le basque dans leur vie personnelle? Est-ce une langue de l’école uniquement? Est-elle utilisée en famille? Avec qui échangent-ils en basque? Au lycée? En dehors de l’école? Quelles difficultés? Petit à petit émerge le désir de chacun-e de parler ou non une langue minoritaire dans un pays francophone.

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