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PortraitsDELPHINE VELASCO

L’euskara entre les biberons

Après une reconversion professionnelle, Delphine Velasco (Saint-Jean-de-Luz, 1986) a approfondi sa connaissance de l’euskara pour pouvoir travailler à la crèche bascophone Ohakoa. Grâce à l'aide de ses collègues et à la douceur des enfants, cette fille de pêcheurs de Socoa est ravie dans la première crèche bascophone de Biarritz.

Euskaraz irakurri

17 Décembre 2021 | ± 08min 23s

Quel est ton moment préféré à Ohakoa?

Le matin, quand les parents viennent déposer les enfants, nous partageons un petit moment ensemble, ils nous parlent des enfants, de ce qu’ils ont mangé, s’ils ont bien dormi, s’ils sont en forme… Ce lien est important pour faire le suivi de l’enfant. A Ohakoa, nous sommes proches des enfants et il est important pour nous de savoir comment ils vont pour mieux organiser la journée. Cela ne nous empêche pas d’être professionnels.

Ohakoa est la première crèche bascophone de Biarritz et du Pays Basque Nord, n’est-ce pas?

Oui, je crois que c’était la première, créée par la Ville de Biarritz et l’association Uda Leku. A l’époque déjà, ils répondaient à un besoin concretcar les Ikastola accueillaient les enfants à partir de deux ou trois ans, mais pour les plus petits, l’accueil se faisait toujours en français. Donc les parents qui parlaient en euskara avec leurs enfants ne pouvaient pas leur offrir un environnement bascophone, sauf en embauchant une assistante maternelle bascophone.

Aujourd’hui, nous sommes huit salarié.e.s à Ohakoa, certain.e.s à plein-temps et d’autres à mi-temps et nous travaillons avec deux groupes d’enfants, selon leur âge.

Les enfants ont tendance à être plus ouverts s’ils sont au contact de plusieurs langues depuis tout petits.

Cette période de zéro à trois ans est-elle importante dans le processus d’acquisition de la langue?

Oui très importante sans aucun doute. Pour les familles bascophones, il est important d’accueillir l’enfant dans sa langue maternelle. Même pour les non-bascophones, différentes études ont montré que le fait d’entendre différentes langues était bénéfique pour le cerveau. Les enfants ont tendance à être plus ouverts s’ils sont au contact de plusieurs langues depuis tout petits.

Est-ce qu’il y a beaucoup de matériel pour travailler en euskara avec les tout-petits?

C’est vrai qu’en comparant avec le français, il y a beaucoup moins de choses. Par exemple, avec les bébés nous utilisons souvent des livres en tissu et il n’y en a pas beaucoup en euskara, c’est dommage. Après, à partir de trois ans il y a de très beaux albums en euskara aussi, mais en général, si l’on compare avec d’autres langues, c’est vrai qu’il y a moins de matériel. Il y a beaucoup de choses à faire.

Quelle langue parlent les parents en général?

La majorité est francophone, mais il y a aussi les enfants de certaines familles bascophones de Biarritz. Nous avons beaucoup de parents qui ont appris ou qui sont en train d’apprendre l’euskara. Ils font beaucoup d’efforts pour parler en euskara avec les enfantset avec nous. Cela les aide dans leur processus d’apprentissage.

Dans ton cas, quand et comment as-tu appris l’euskara?

Je suis née à Saint-Jean-de-Luz et j’ai longtemps vécu à Urrugne. Mon père est originaire de Socoa, ma grand-mère a grandi dans une famille de pêcheurs, c’est une amatxi qui réparait les filets de pêche et elle est bascophone. Mon père a travaillé dans une poissonnerie, dans un milieu bascophone à la maison comme au travail. Ma mère est bretonne et pour elle aussi la langue basque a toujours été importante donc je suis entrée à l’école bilingue à trois ans. Je n’étais pas très douée à l’école et il faut avouer que si notre contact avec l’euskara se résume aux cours de basque de la section bilingue, on ne maîtrise pas la langue. Donc j’ai arrêté le basque au collège, puis j’ai fait des études d’architecture en français. Après un bilan de compétences il y a six ans, j'ai décidé de travailler avec les enfants et quand je suis arrivée à Ohakoa, je me suis rendue compte que je ne maîtrisais pas assez l’euskara. Alors je me suis immédiatement inscrite à AEK, j’ai pris des cours et quand j’ai commencé à travailler à la crèche, c’était comme une immersion linguistique. Grâce à mes collègues qui font preuve de beaucoup de patience, je m’améliore chaque jour et je les remercie.

J'ai aussi davantage confiance en moi car parler et travailler en euskara est une grande réussite pour moi, pour être plus sûre de moi.

Qu’aimes-tu faire en dehors du travail?

Je parle en français avec mes amis, sûrement parce que j’étais à l’école publique donc j’ai peu de possibilités de parler basque. J’ai des amis qui sont en train d’apprendre la langue et j’espère que nous aurons la possibilité de parler en euskara. Sinon, il y a des endroits à Biarritz où l’on peut entendre l’euskara, par exemple, je croise beaucoup de parents bascophones vers la plage de Marbella; il y a aussi la boutique Arima. Ce n’est pas beaucoup, mais j’espère que je parlerai plus souvent euskara quand j’aurai des enfants.

D’autre part, en ce moment je fais une validation des acquis de l'expérience (VAE) et ça me prend beaucoup de temps. Sinon, j’aime sortir avec mes amis, faire de la poterie et la culture en général.

Si notre contact avec l’euskara se résume aux cours de basque de la section bilingue, on ne maîtrise pas la langue.

Quelque chose que tu détestes?

Je n’aime pas la mort, j’en ai très peur!

Quelque chose que tu aimes?

J’aime les travaux manuels, la poterie, fabriquer des choses avec mes mains.

Un rêve?

Vivre heureuse, avoir une vie tranquille, sans trop de soucis, m’occuper des autres, savoir communiquer avec les autres, être heureuse tout simplement.


Yogalaia, l'accord parfait corps-esprit-joie

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Alors qu’elle voyageait en Himalaya, un chauffeur de taxi l’a déposée sur le bord de la route. C’est là que Léa Etchegoyhen (1985) a découvert le Yoga. En rentrant au Pays Basque, elle a compris que cette halte imprévue allait chambouler sa vie. En surmontant la peur du changement et en laissant derrière elle son travail de bureau, elle propose des cours au centre Yoga Baiona. C’est là qu’elle nous a accueillis.

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Le labourdin Xan Beheran (Saint-Jean-de-Luz, 1987), a fait de sa passion pour le skate, son métier. Il travaille au skatepark de Biarritz et il a lancé un projet pour lier le skate et l’euskara.

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Comme beaucoup de jeunes du Pays Basque nord, l'itsasuar Ihintza Irungarai (Bayonne 1991) a élu domicile dans le quartier Saint-Esprit de Bayonne. Elle nous a donné rendez-vous dans un bar agréable et nous avons discuté de ses activités et autres enjeux en tant que danseuse et euskaldun.

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Nous avons rencontré Jon Laplace (Bayonne, 1987) au collège Estitxu Robles de Bayonne, casquette sur la tête, ballon à la main. Il est l’éducateur du collège. Il nous a parlé de l’importance des animations pour créer des liens et pour mieux s’entendre entre adolescents et adultes. Il nous a aussi raconté des moments qu’il vit avec le Baiona FC.

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Plutôt que la compétition entre les sportifs, le jeune journaliste Anthony Michel préfère l’ambiance de l’après-match. Il a laissé les calanques de Marseille pour venir travailler à Bayonne. Puis il est tombé amoureux et a appris l’euskara. Maintenant, on peut l’écouter tous les jours en euskara sur France Bleu.

L’énergie dans les mains, l’euskara dans le cœur

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Libe Goñi (1947 Oteitza) nous a accueillis à l’heure du café avec un grand sourire, dans son appartement du quartier Saint Esprit de Baiona. Nous aurions pu rédiger un article sur la naissance des premiers Ikastola et l’histoire passionnante de Seaska; mais la conversation s’est dirigée vers d’autres belles histoires et les énergies du Reiki.

Club de lecture en basque

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  • 18 Mai | 18:00 | Biarritz

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