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PortraitsIHINTZA IRUNGARAI

La militance est dans l’ADN des euskaldun

Comme beaucoup de jeunes du Pays Basque nord, l'itsasuar Ihintza Irungarai (Bayonne 1991) a élu domicile dans le quartier Saint-Esprit de Bayonne. Elle nous a donné rendez-vous dans un bar agréable et nous avons discuté de ses activités et autres enjeux en tant que danseuse et euskaldun.

Euskaraz irakurri

15 Avril 2022 | ± 10min 05s

Nous avons entendu ton nom dans les domaines de la danse et de la politique? Qui est Ihintza Irungarai?

Je fais de la danse basque depuis que je suis petite, puis j’ai essayé d’autres styles de danse aussi, mais je ne me suis pas formée dans ce domaine, je suis éducatrice de jeunes enfants. En parallèle, j’ai continué à danser assez sérieusement je dirais et depuis quelques années je travaille dans la Fédération de la danse basque en tant que chargée de mission. J’ai différentes missions: je donne des cours de danse dans de nombreux groupes et je propose des ateliers de création ou de sensibilisation dans les écoles. Nous organisons également des stages dans les centres de loisirs. On peut dire que nous essayons de développer la danse basque dans tous les domaines. De plus, j’ai des missions plus structurantes, donc on voit avec nos différents partenaires de quelle manière nous accompagnons les groupes de danse et la culture en général. Enfin, un axe important de notre travail c’est de donner plus de visibilité à la danse basque, donc nous organisons des spectacles ou des évènements comme Dantzari ttiki et Dantzari gazte. Nous avons aussi des partenariats avec les danseurs du Pays Basque Sud et IDB a intégré la Fédération EDB au sein de laquelle nous avons beaucoup de projets.

De la fédération comment voyez-vous la danse basque en Iparralde?

Il y a des réalités bien différentes d’un village à l’autre, ça dépend des dynamiques ou des groupes de jeunes. Il est vrai que de plus en plus d'activités sont proposées aux enfants et au moment de choisir, la danse basque n'est sûrement pas le plus attractif. Je ne sais pas s’il y en a de moins en moins, mais la crise du Covid n’a pas du tout aidé.

Les notions de groupe et d’engagement ne sont pas facilement atteignables, c’est souvent notre difficulté.

C’est vrai aussi qu’il y a moins de garçons que de filles dans les groupes et nous pensons que nous devons pousser la réflexion plus loin: au lieu d’apprendre les danses les filles d’un côté et les garçons de l’autre, créer des cours mixtes.

On t’a aussi vue dans les affiches des élections.

J’ai toujours été engagée dans le monde associatif et quand je suis arrivée à Bayonne, le groupe d’ici m’a proposé d’être candidate, pour montrer qu’il y a des euskaldun et des jeunes ici aussi. Mais je suis très occupée par mon travail et je vois la danse comme une manière de faire de la politique, car tout est politique. Pour moi c’était logique de m’inscrire dans une liste.

Est-ce que tu parles euskara depuis que tu es petite?

Je parle en euskara avec mon père et en français avec ma mère, qui a appris l’euskara quand on était petits, mais qui n’a jamais fait le pas de le parler. Je suis bilingue depuis toujours mais ma langue, celle que j’utilise tous les jours, c’est l’euskara. Je travaille aussi en euskara et je ne me vois plus travailler dans une autre langue.

Parles-tu plus en euskara dans le domaine de la danse ou de la politique?

Je dirais dans le monde de la danse, parce que même dans les groupes dans lesquels il y a des non-bascophones, j’utilise beaucoup de mots en euskara; c’est un objectif de la Fédération de danse basque de développer la langue basque. J’utilise l’euskara avec mes collègues et aussi dans les ateliers que nous organisons. Dans le monde politique, j’ai vu de tout. Quand j’étais à Itsasu, on parlait en euskara. A Baiona, on parlait dans les deux langues, car il y avait des non-bascophones.

Tu as aussi défendu un joli projet à Bayonne, un café pour les familles?

A la fin de mes études, je voulais avec une amie qui est aussi éducatrice, ouvrir un café pour les familles et surtout les enfants. Nous sommes parties du constat qu’il manquait des lieux dédiés pleinement à l’enfant. Et nous souhaitions le créer à Bayonne, car c’est l’endroit qui rassemble le plus de gens d’Iparralde. On imaginait un endroit bilingue.

Malheureusement, la crise du Covid est passée par là et le projet s’est compliqué. Ce n’est vraiment pas évident de trouver un endroit adéquat à Bayonne, il y a beaucoup de demande, peu d’offre et les prix sont très élevés. Et dès que l’argent entre en jeu, c’est plus compliqué. On voulait un projet associatif que l’on a commencé à créer avec les familles, mais c’est devenu compliqué. En même temps, nous avons toutes les deux trouvé un autre emploi alors depuis, le projet s’est un peu refroidi.

Qu’aimes-tu faire en dehors du travail?

Ces derniers temps, j’ai tellement de travail que je manque de temps. Mais sinon, j’aime tout ce qui a un lien avec l’art: les spectacles, le cirque, les concerts etc. Retrouver mes amis, aller à la montagne, sortir, lire… Et j’aimerais reprendre la pala. J’aime aussi les travaux manuels, j’ai une machine à coudre depuis peu et je dois m’y mettre, fabriquer des bijoux et jardiner.

Quelle est la danse basque que tu aimes le moins?

Zazpi jauziak.

Et la danse que tu aimes le plus?

Aujourd’hui je dirais les sauts, les mutxiko. Au début, je ne les aimais pas du tout, mais depuis que j’ai compris le système et qu’il n’y a pas une seule manière de les danser, je trouve que c’est une danse très riche et que comme avec les bertsu, si l’on a compris la méthode, on peut improviser sur la musique. Cette méthode s’est perdue mais on essaye de la réapprendre. J’aime les mutxiko parce qu’on les danse sur les places, en euskara et avec toutes les générations.

Un endroit pour parler en euskara?

Je suis membre de l’association Biltxoko et c’est un endroit où on est sûr d’avoir une bonne ambiance en euskara, on y va les samedi matins. Il y a aussi l’association Epaiska, chez Xina et Kalostrape aussi. Mais c’est vrai qu’il n’y a pas énormément d’endroits à Baiona.

Quelque chose que tu détestes?

L'égoïsme des gens ou leur manque de considération. Je ne comprends pas le manque de civisme. C’est lié à l’individualisme et je dirais que le Covid l’a encore renforcé.

Quelque chose que tu aimes?

J’aime les évènements innatendus. Que ce soit avec des proches ou pas, quand on me fait des surprises.

Un rêve?

Pouvoir parler en euskara dans tous les cours de danse basque?


Biarritzeko Uda Leku, notre petit Gaztetxe à nous !

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Biarritzeko Uda Leku, notre petit Gaztetxe à nous !

Les parents de Nahia Corrihons (1999, Donostia-Saint-Sébastien) n'avaient pas imaginé les conséquences que l’inscription de leur fille de six ans au centre de vacances pourraient avoir un jour... La jeune femme, qui travaille aujourd’hui au centre de loisirs Uda Leku de Biarritz, partage son sourire contagieux avec les enfants qu’elle y croise mais elle distribue aussi son énergie dans les places des villages où elle fait danser le public, accompagnée de son père à la guitare.

Sur la côte aussi, jeune et euskaldun!

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Sur la côte aussi, jeune et euskaldun!

Le baccalauréat en poche, Ortzi Jauregi (2004, Bayonne) a quitté le lycée Etxepare de Bayonne pour intégrer l'école d'ingénieurs ISA BTP d'Anglet. Il nous a raconté les difficultés en tant que jeune étudiant bascophone, mais aussi et surtout la fierté que le basque lui procure!

À Biarritz, les basques ne sont pas des extraterrestres !

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À Biarritz, les basques ne sont pas des extraterrestres !

C'est dans son bureau du service euskara de la mairie de Biarritz que Viviane Ithursarry (1976, Bayonne) nous a donné rendez-vous. Le bilan du festival Mintzalasai encore sur son bureau, nous avons parlé de son parcours en faveur de la langue basque mais aussi du quotidien des bascophones de la Côte aujourd'hui.

Le basque est la boussole sur mon parcours

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Le basque est la boussole sur mon parcours

De Pampelune à Biarritz, de Beriain au lac Marion, Enrike Lopez (1964, Pau) a d'abord appris la langue basque entouré de ses amis. Ce n'est qu'à son arrivée sur la côte labourdine qu'il décide de se former afin de pouvoir enseigner l'euskara au sein d'AEK. Depuis, à Biarritz, la liste des élèves qui découvrent notre langue mais aussi l'identité de ce pays grâce à Enrike ne fait que s'allonger.

Je crois au travail collectif

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Je crois au travail collectif

Les habitués des fêtes pour la langue basque connaissent bien le visage de Terexa Michelena (Biarritz, 1944). Elle met dès qu'elle peut ses compétences de trésorière au service d'associations, de collectifs ou d’éventements en iparralde. Nous l'avons rencontré sous le chapiteau du Festival Mintzalasai au bord du Lac Marion.

En basque aussi, tout est possible !

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En basque aussi, tout est possible !

Des projets, des rencontres, des bons moments, des rêves... Kepa Mouesca (Bayonne, décembre 1987) a vécu beaucoup de belles choses depuis qu'il a endossé la présidence de Mintzalasai. Mais cette année, le Festival du Lac Marion aura une saveur spéciale car ce sera la dernière édition qu'il va fêter comme Président de l'association. Après onze ans de loyaux services, Le Bayonnais tire sa révérence pour démarrer de nouvelles aventures.

Sur la vague de l’euskara

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Sur la vague de l’euskara

Aujourd’hui, nous rencontrons une personne qui a pris une décision extraordinaire pendant qu’elle faisait la fête à San Fermin. Délia Delanne (Biarritz, 1996) a décidé d’apprendre l’euskara en pleine fête à Iruñea. Un an et deux stages en internat plus tard, la surfeuse dynamique de Biarritz a commencé à travailler à Euskal Herriko Laborantza Ganbara.

Veillée lampe de poche

Veillée lampe de poche

  • 09 Décembre | 19:30 | Bayonne
La légende d'Olentzero

La légende d'Olentzero

  • 10 Décembre | 11:00 | Bayonne

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