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PortraitsLUR RENTERIA

Apprendre à jouer avec les mots, en euskara

Lur Renteria (1996, Baiona) enseigne le bertsu dans différentes écoles de Lapurdi, elle apprend aux élèves à jouer avec les mots, en euskara. A la veille des vacances d’été, son agenda se remplit de rendez-vous liés à la préparation du festival EHZ et à ses autres engagements militants.

Euskaraz irakurri

17 Juin 2022 | ± 08min 47s

En rentrant ton nom sur les moteurs de recherche, nous t’avons vue derrière un micro.

Oui j’ai déjà chanté derrière le micro en tant que bertsolari, mais en ce moment je ne monte plus sur scène, je n’aime pas trop ça. Aujourd’hui je suis professeur de bertsu et je travaille sur une autre facette du bertsu, à savoir la transmission. Dans mon temps libre, je suis bénévole dans la brigade contre les agressions du festival EHZ et je prends part aussi au Conseil socialiste.

Quel a été ton parcours avant l’école de bertsu?

Je suis née et j’ai grandi à Baiona, j’ai étudié à l’Ikastola, puis je suis allée à Gasteiz faire une licence d’enseignement. Diplôme en main, je suis rentrée à Baiona et j’ai commencé à travailler pour les écoles de bertsu. Je donne des cours principalement à Baiona, Angelu et Biarritz; mais aussi à Uztaritze, Kanbo, Basusarri et d’autres villages des alentours.

Raconte-nous, comment se déroule un cours de bertsu?

Nous proposons deux types de cours: d’un côté nous allons dans les écoles et nous enseignons le bertsu une fois par semaine pendant les heures de cours; et de l’autre, il y a l’école de bertsu comme activité périscolaire. Dans les deux formats, nous expliquons ce que sont les bertsu, la manière dont ils se composent, nous préparons des jeux et travaillons sur différents thèmes; le but étant de jouer avec les mots et de créer des bertsu. Les enfants qui sont le plus intéressés par le bertsu s’inscrivent à l’école de bertsu et avec eux, on travaille les rimes, l’improvisation… Au Pays Basque nord, nous sommes quatre professeurs, un qui s’occupe de Xiberoa et Baxe Nafarroa, un autre à l’intérieur de Lapurdi et quelques villages de Baxe Nafarroa et les deux autres sur la côte.

Qu’est-ce qu’il faut pour être un bon bertsolari?

Le plus important c’est d’avoir envie. Avec la volonté, on peut faire ce que l’on veut. Il faut avoir envie de jouer avec les mots.

Où préfères-tu chanter des bertso, devant le public ou devant les élèves?

Je n’ai jamais aimé être derrière le micro, je n’aime pas chanter en public, je préfère chanter entre amis, en soirée, dans les bars. En tout cas pour le moment, je ne prends aucun plaisir à chanter en public et si ça ne change pas, je ne vais pas retourner sur scène. Par contre, en cours, c’est totalement différent, je prends le rôle du professeur, je propose des exercices, je fais parfois un peu le clown… C’est plus facile, on s’amuse bien.

On pourrait dire que tu es plus "bertsozale" (qui aime les bertsu) plutôt que bertsolari (qui fait des bertsu)?

Oui, sans aucun doute. J’aime beaucoup les bertsu, parler sur les bertsu, assister aux séances de bertsu, commenter les bertsu avec mes amis, les partager…

Quel est le bertsolari qui te plait particulièrement?

J’aime beaucoup deux bertsolari: Elixabet Etxandi, d’Izpura, qui ne participe pas aux championnats en ce moment mais j’espère qu’elle va reprendre parce que j’aime beaucoup sa manière de chanter;puis il y a Aitor Bizkarra qui a participé au championnat de Bizkaia et qui a beaucoup de finesse.

En ce moment, ce sont les rapeurs qui sont à la vogue chez les jeunes, plus que les bertsolari… Est-ce qu’il y a un lien entre les deux?

Oui je pense que les deux exercices ont des points en commun, comme la rime, les mesures… Mais en ce qui concerne le temps ils sont différents, au bertsu, on fait souvent du 7/6 – 7/6, alors que le rap offre plus de liberté. Je crois que les deux sont complémentaires, nous apprécions tous la manière d’Odei Barroso de jouer avec l’euskara, ses jeux de mots, la façon dont il exprime ses idées, nous avons une certaine sensibilité pour le rap.

"Les enfants qui sont le plus intéressés par le bertsu s’inscrivent à l’école de bertsu et avec eux, on travaille les rimes, l’improvisation…"

Tu aimes aussi voyager?

J’ai eu la chance de voyager pendant mes études, en Argentine, en Erasmus pendant 6 mois. Mais sinon je n’ai pas beaucoup voyagé. Si mon agenda m’en donne la possibilité, j’espère que je pourrais bouger parce que j’aime beaucoup découvrir de nouveaux endroits, leur histoire et leurs mouvements.

Parles-tu euskara depuis que tu es petite?

Oui, c’est ma langue maternelle, puis je suis allée à l’Ikastola. Je parle euskara à la maison et avecmes amis. Alors je peux dire que je vis en euskara.

Tu es bénévole au festival EHZ, est-ce un rendez-vous important pour toi?

Oui c’est vrai que le rendez-vous d’Irisarri approche, alors on est à fond avec les derniers préparatifs. C’est vrai que c’est un rendez-vous important, parce qu’il offre la possibilité à beaucoup de jeunes de travailler ensemble,de se rencontrer. Puis, on y mène beaucoup de réflexions durant les trois jours, sur les agressions, sur la programmation et d’autres sujets plus généraux, dans une ambiance festive.

Quel est ton endroit préféré pour parler en euskara?

A vrai dire, je parle en euskara presque partout où je vais, mais j’aime beaucoup parler en euskara chez moi, avec mes amis, discuter sur la terrasse…

Ton endroit préféré au Pays Basque?

Il y a de très beaux endroits. Si je dois en choisir un, ce serait la côte de Lapurdi, j’aime beaucoup la promenade en bord de mer d’Angelu. Et sinon, en souvenir de mes années à l’université, je choisirais la vieille ville de Bilbo, j’aime beaucoup l’ambiance, c’était des moments de bonheur.

Quelque chose que tu détestes?

La méchanceté.

Quelque chose que tu aimes?

Les amis, j’aime beaucoup partager des moments avec eux.

Un rêve?

Vivre dans une société sans oppression, sans exploitation.


Sur la vague de l’euskara

Portraits

Sur la vague de l’euskara

Aujourd’hui, nous rencontrons une personne qui a pris une décision extraordinaire pendant qu’elle faisait la fête à San Fermin. Délia Delanne (Biarritz, 1996) a décidé d’apprendre l’euskara en pleine fête à Iruñea. Un an et deux stages en internat plus tard, la surfeuse dynamique de Biarritz a commencé à travailler à Euskal Herriko Laborantza Ganbara.

Hâte de troquer la cravate pour le foulard rouge !

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Hâte de troquer la cravate pour le foulard rouge !

Bayonnais de cœur et musicien dans l'âme, Xabier Parrilla Etchart (Bayonne, janvier 1978) nous a accueilli à l’Hôtel de Ville de Bayonne pour nous raconter son quotidien en tant qu'élu municipal. Nous avons parlé politique linguistique et musique en profitant de la vue magnifique depuis le balcon du Roi Léon.

Yogalaia, l'accord parfait corps-esprit-joie

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Yogalaia, l'accord parfait corps-esprit-joie

Alors qu’elle voyageait en Himalaya, un chauffeur de taxi l’a déposée sur le bord de la route. C’est là que Léa Etchegoyhen (1985) a découvert le Yoga. En rentrant au Pays Basque, elle a compris que cette halte imprévue allait chambouler sa vie. En surmontant la peur du changement et en laissant derrière elle son travail de bureau, elle propose des cours au centre Yoga Baiona. C’est là qu’elle nous a accueillis.

A Biarritz on skate en euskara !

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A Biarritz on skate en euskara !

Le labourdin Xan Beheran (Saint-Jean-de-Luz, 1987), a fait de sa passion pour le skate, son métier. Il travaille au skatepark de Biarritz et il a lancé un projet pour lier le skate et l’euskara.

La militance est dans l’ADN des euskaldun

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La militance est dans l’ADN des euskaldun

Comme beaucoup de jeunes du Pays Basque nord, l'itsasuar Ihintza Irungarai (Bayonne 1991) a élu domicile dans le quartier Saint-Esprit de Bayonne. Elle nous a donné rendez-vous dans un bar agréable et nous avons discuté de ses activités et autres enjeux en tant que danseuse et euskaldun.

+ d’animations / - d’écrans !

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Nous avons rencontré Jon Laplace (Bayonne, 1987) au collège Estitxu Robles de Bayonne, casquette sur la tête, ballon à la main. Il est l’éducateur du collège. Il nous a parlé de l’importance des animations pour créer des liens et pour mieux s’entendre entre adolescents et adultes. Il nous a aussi raconté des moments qu’il vit avec le Baiona FC.

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