Les nouveaux défis de la revitalisation de l'euskara
Le 9 juillet dernier, l'Université basque d'été organisait des formations à Bayonne. Entre autres, un atelier de réflexion sur la revitalisation de l'euskara, intitulé "Représenter les mouvements en faveur de la langue basque: cartes, arbres et autres schémas".
3 Aout 2021 | ± 03 min 06 s
Les acteurs qui travaillent autour de la revitalisation de la langue basque sont nombreux et très différents. Dans cet atelier, les participant.e.s ont essayé de répondre à ces questions: ces acteurs et structures se connaissent-ils? Comment coordonner le mouvement populaire et les administrations publiques? Quels sont les espaces de coopération? Quels sont nos besoins?
Un des intervenants, Garikoitz Goikoetxea, technicien d'UEMA, a dessiné la carte de la langue basque, en y intégrant tous les acteurs qui travaillent autour de cette thématique: associations, institutions, académies, etc. Il a insisté sur l'importance de la coopération entre les institutions et les mouvements populaires, ainsi que la collaboration entre différents acteurs de la langue basque.
Jon Sarasua, chercheur à l'Université de Mondragon, a réfléchi sur les défis à relever dans les prochaines années. Il est notamment revenu sur l'histoire de la revitalisation de la langue basque, en citant les avancées réalisées depuis 60 ans. La génération précédente a eu un rêve, celui de voir leurs enfants vivre en euskara dans le monde "moderne" et elle a créé des outils pour cela: la langue unifiée et la terminologie, les ikastola et l'éducation, les médias, la culture, l'administration et l'intégration de l'euskara dans le monde du travail. Une structure entière, que Jon Sarasua a illustrée sous forme d'arbre. Dans un premier temps, tout ce travail s'est fait sans le soutien des institutions, et aujourd'hui, il tient sur deux pieds: un pied social et un pied institutionnel.
Bien que le travail fait jusqu'à présent ait permis à la langue d'avancer, Jon Sarasua rappelle que le problème est toujours là. Ilidentifie un grand défi; celui de transmettre un récit passionnant et fort qui permettra aux générations futures de développer un attachement envers la langue.
"La motivation sera la clé des années à venir".
Cette première séance a ouvert un cycle de réflexion qui durera neuf mois. Les séances suivantes se dérouleront en septembre dans le cadre du festival Mintzalasai et en novembre dans le cadre d'Euskararen Urtaroa (la saison de la langue basque).

























